Femmes aux stades

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Des femmes fan de foot

 

Le match Algérie-Uruguay, disputé mercredi au stade du 5 Juillet, a connu la présence massive de la gent féminine, ce qui constitue une première dans notre pays où le sport roi est souvent réservé au sexe masculin.

Leur présence, en famille, a donné un nouveau décor à la galerie de l’équipe nationale, mais surtout un bon comportement des supporters. Aucun excès de zèle ni insulte n’ont été constatés durant la rencontre. La tribune réservée aux familles était bien entassée de femmes, jeunes et moins jeunes, voire mariées ayant tenu à suivre la rencontre avec leurs enfants. Munies de drapeaux aux couleurs nationales, les femmes présentes ont donné de la voix à leurs idoles. Elles avaient suivi les actions des Verts avec patience et réagi à la moindre occasion. Au moment du but de Djebbour, c’était l’explosion de joie, le délire. Qui a dit que les femmes n’aimaient pas le foot ? A la fin de la rencontre, elles se bousculaient pour prendre des photos souvenir avec les joueurs. Une jeune femme émigrée, se trouvant en vacances à Alger, nous a déclaré : « Je suis une fane de l’équipe nationale. Je ne manquais jamais l’occasion d’assister aux matches des Verts lorsqu’ils jouent en France. J’ai profité de ma présence à Alger pour assister à ce match face à l’Uruguay. L’idée de réserver un espace pour les familles est une bonne chose, et j’espère que cette expérience se répétera en d’autres occasions. Je souhaite à l’équipe nationale une qualification au Mondial 2010. » Un nouveau couple, très jeune, venu de Saïda pour un voyage de noces à Alger, n’a pas manqué l’occasion d’assister à la rencontre. « C’est une bonne chose de donner l’occasion aux femmes d’accéder au stade. Je ne suis pas bien branchée sur le foot, mais lorsqu’il s’agit de l’équipe nationale, je m’y intéresse. C’est la première fois que je pénètre dans un stade, gratuitement en plus, et c’était magnifique. Ce qui m’a le plus plu, c’est le comportement des supporters qui n’ont fait que soutenir l’équipe nationale. J’espère qu’ils seront aussi fidèles contre la Zambie pour espérer gagner et prendre une option sur la qualification », a déclaré la femme enthousiasmée par l’ambiance du stade du 5 Juillet. Pour le prochain rendez-vous des Verts le 6 septembre contre la Zambie en plein mois de Ramadhan, de surcroît un match officiel, on imagine déjà que la présence des femmes sera encore plus importante.


15 aout 2009

El Watan Par S. M.

 

 

 

 

5000 policiers pour sécuriser le match Algérie-Uruguay


L’administration du stade de 5 juillet vise à éliminer le phénomène des feux d’artifices et des billets contrefaits aux stades dans le cadre d’un plan sécuritaire prévu pour le match amical Algérie-Uruguay qui sera le 12 août.

Les gens impliqués dans les feux d’artifices et la contrefaçon des billets comparaîtront devant la justice et seront passibles de prison.
Des agents de police et du personnel du complexe de 5 juillet veilleront à la fouille des supporters.
L’administration du stade du 5 juillet a mis 55000 tickets en vente au niveaux des directions des sports à Boumerdes, Blida, Tizi Ouzou, Tipaza ainsi que la salle Harcha, la piscine de 1er mai d’Alger et le stade du 5 juillet.
Les responsables du complexe de Mohamed Boudiaf ont décidé après consultation avec la fédération algérienne de football de arrêter le prix du ticket d’entrée à 1000 DA pour dissuader les tout jeunes d’aller au stade.
Les supporters sont appelés à acheter leurs tickets le 9 et 10 août suite à la décision de l’administration d’arrêter la vente des billets 48 heures avant le match.
Dans une tentative à mettre fin à la contrefaçon, l’administration du complexe Mohamed Boudiaf a crée des billets infalsifiables qui seront mis en vente pour la première fois.
Les femmes seront en mesure d’aller au stade gratuitement. L’administration du complexe a consacré un gradin spécial pour elles et qui sera à côté de celui de la presse.
Quelque 5000 policiers et de centaines des employés du complexe olympique veilleront à la sécurité du stade le jour de la rencontre. Les rues et les chemins menant au stade ainsi que les quartiers avoisinants tels que Ben Aknoun, Dely Ibrahim, Chevalley et Al Achour seront mis sous haute surveillance.
Les responsables du complexe olympiques ont décidé d’interdire les bouteilles d’eau et les produits alimentaires au stade.
Les supporters n’auront pas le droit également de vendre des produits alimentaires dans le stade. D’autre part,
l’administration du complexe consacrera des endroits pour la vente des sandwiches et de l’eau dans des sachets en plastique.

 

 

 

Le public des stades de football plus jeune et plus féminin
De nombreux clubs remarquent que leur public est de plus en plus jeune et féminin. La principale cause en est le recul du hooliganisme au cours des dernières années, rapportent lundi plusieurs journaux flamands.

Un quotidien a demandé aux clubs de première division des statistiques. Tous les clubs ne tiennent pas des statistiques précises sur le sexe et l'âge des abonnés. Mais les clubs qui ont de tels chiffres ont remarqué une évolution claire. Le FC Malines a enregistré de 15 à 20% de femmes et enfants en plus en un an. En cinq ans, Saint-Trond a enregistré une hausse des femmes (+30%) et des jeunes (+50%). La Gantoise et le Cercle Bruges sont les clubs dont le public s'est le plus rajeuni et féminisé: plus de la moitié de leurs supporters sont des femmes ou des personnes âgées de moins de 21 ans. Les clubs avancent plusieurs explications, allant d'une politique de prix adaptée à l'amélioration du stade. Mais ils mentionnent immanquablement la sécurité. Le hooliganisme est en recul. Il n'y a eu l'année dernière que dix incidents impliquant plus de dix personnes. Le ministère de l'Intérieur note que le phénomène est sous contrôle grâce à la loi football et aux interdictions de stade. (VAD)

 

 

 

Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 15:46


Ça me rappelle bien le jour de tahya. Ce jour-là, nos mères ont donné leurs bijoux et leurs bracelets pour financer le FLN et l’Indépendance. Elles s’en souviennent et le racontent. Il nous a fallu du temps pour reprendre confiance et nous soutenir les uns les autres avant de chercher à être soutenus par les autres. Aujourd’hui, nous sommes prêtes nous les femmes à donner notre argent pour notre équipe et pour que nos enfants aillent les soutenir. Les hommes d’affaires le font, le Président de la République l’a fait, des partis le proposent, des associations s’y joignent et nous, nous les femmes, nous le faisons. Le seul regret, c’est qu’on ne pourra pas être nombreuses à aller au Soudan. Nous aurions voulu que le Président consacre un quota pour les femmes. Nous aurions voulu être présentes comme toutes les algériennes étaient présentes lorsqu’il s’agissait de libérer ce pays, de le défendre ou d’en accoucher. Aujourd’hui donc, nous sommes encore là, nous les femmes, et s’il faut lancer des youyous jusqu’à Khartoum, on le fera. Et s’il faut rouler du couscous pour toute la nation le jour de la victoire, on le fera aussi. Et s’il faut coudre des drapeaux plus longs que l’autoroute Est-ouest, on le fera. Et s’il faut y aller à pieds, nous le ferons avec nos hommes. Il ne faut pas dire «tous au Soudan», mais «toutes au Soudan!». Et si ce n’est pas avec nos mains, au moins avec nos cœurs et pour que Dieu préserve nos enfants».

  

Quand Aïcha est libre comme Yentl et Madonna
30 Juillet 2009
Lu 827 fois

«Une femme, une vraie femme, c’est une femme avant tout qui n’est pas féministe.» Sacha Guitry "Extrait de Elles et toi"

C’est officiel, les femmes algériennes sont autorisées à accéder au stade de football gratuitement, comme dans «les boîtes de nuit». Est-ce une avancée historique ou un recul politique? Un bon sujet en tout cas pour Abdelkader Secteur dans son futur sketch sur le stade en Algérie avec Debbouze. Pour une nation démocratique et populaire, il est important de le signaler les femmes sont autorisées à aller au stade. Le cameraman de la télévision aura du boulot. Il devra «searcher» et fixer sa caméra pour trouver une femme, et si possible sans «hidjab», dans le stade pour marquer l’événement et saluer cette décision à la fois politique et médiatique. Curieusement, les nations les plus conservatrices sont celles qui autorisent le plus l’accès des femmes aux grands événements sportifs: la Chine et l’Iran. En Iran, les femmes représentent plus de 40% des supporters de l’équipe perse. Un réalisateur iranien a même fait un film pour montrer l’engouement des Iraniennes pour le football, dans Hors jeu, où une jeune fille s’habille en garçon pour accéder au stade, mais au moment de la fouille au corps, elle refuse, se faisant démasquer comme une intruse au sexe faible. C’est un peu le même principe que le film afghan Oussama qui raconte l’histoire d’une jeune fille qui est placée dans une école de garçons pour échapper au mariage forcé aux taliban. Un film dur qui démontre à quel point l’intolérance a gagné du terrain face à la lumière et la grandeur de l’Islam. Une intolérance et un intégrisme qu’on retrouve aussi chez les juifs dans Yentl avec Barbara Streisand qui joue le rôle d’une jeune fille juive qui entre clandestinement dans une école talmudiste, interdite aux filles, pour apprendre la Torah. Chez nous, cette frustration de rejet des femmes s’est transformée au chalenge d’une équipe de football féminine quand un homme ingénieux a proposé en pleine période de terrorisme et de «hidjabisme» forcé et ordonné de créer une équipe féminine de football. Personne ne l’a cru, sauf le président de l’APC d’Alger-Centre, Zitouni. Aujourd’hui, cette équipe est devenue l’une des meilleures équipes d’Afrique. Les filles portent désormais des shorts courts et les hommes des «panta-courts» pour jouer leurs matchs de football. Cette intolérance contre les femmes n’existe pas seulement chez les Algériens ou les pays musulmans mais aussi aux Etats-Unis, la patrie des libertés. Ils ont vécu dans le passé cette indifférence par rapport au sexe faible. Cette image est bien représentée dans le film Une équipe hors du commun (A League of Their Own) de Mae Mordabito avec la libérale Madonna, où un homme constitue, contre l’avis de la société américaine conservatrice, une équipe féminine de base-ball. Toutes ces expériences et ces vécus ont fait avancer les mentalités arrêtées et boosté encore plus les libertés des femmes que ce soit dans les stades de football ou dans les cours des grands. L’Algérie est speed, elle avance rapidement en l’espace d’un mois: le week-end universel + l’accès gratuit au stade pour les femmes, alors que les hommes doivent payer plus de 1000 DA pour y accéder. Une liberté qui ne doit pas être confinée et exprimée dans un stade de football, et encore moins dans une boîte de nuit ou dans un concert de cheb Yazid.

 

amirasoltane08@live.fr

Amira SOLTANE

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes expulsées d’un stade par la force
Site Iran Focus, 6 mars

Les officiers de sécurité iraniens ont chassé plusieurs centaines de femmes venues assister aux Championnats du monde de gymnastique 2006 qui se déroulent à Téhéran...
Un peu plus de 10 minutes après le début de la compétition, les agents des renseignements de l’institution des sports ont demandé à toutes les femmes de vider les lieux, même les traductrices des équipes internationales participantes.
Après qu’environ 250 femmes aient été reconduites aux portes du stade, un certain nombre de personnes ont commencé à protester bruyamment et à scander des slogans contre l’inégalité des sexes en Iran. La scène a été photographiée par certains athlètes internationaux.

 

 

 

Le régime a interdit l’entrée du stade de football aux femmes
Site Iran Focus, 1er mars

Mercredi, les Forces de sécurité de l’État de l’Iran ont agressé des supportrices de football à Téhéran après leur manifestation contre la décision du gouvernement d’interdire l’entrée des stades de football aux femmes.
Des dizaines de jeunes femmes, qui avaient acheté des billets pour la rencontre et qui espéraient encourager l’équipe nationale, se sont vues refuser l’accès au stade Azadi de 100.000 places à Téhéran. Après qu’on les a empêchées de pénétrer dans le stade, les femmes ont organisé une manifestation devant celui-ci et ont rapidement apporté des bannières où l’on pouvait lire : « Stade Azadi : arène de100.000 hommes »...

 

 

 

 

Islam et football : l’Arabie saoudite réinvente les stades

mercredi 3 octobre 2007 - 13h24, par Chawki Freïha - Beyrouth

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Après le scandale qui a éclaté dans un stade saoudien, où la présence d’une jeune saoudienne de 12 ans dans les gradins a retardé le match de foot, le quotidien « Al Watan » interroge ses lecteurs sur la meilleure solution qui pourrait être adoptée pour remédier à cette problématique.

En effet, la présence des femmes aux stades est prohibée dans le royaume saoudien, conformément à la règle islamique de non-mixité, rigoureusement appliquée. Mais « l’histoire émouvante » vécue en septembre dernier dans le stade d’« Al Hassa » a incité le quotidien « Al Watan » à s’intéresser à ce sujet et à proposer à ses lecteurs de réfléchir sur la meilleure solution qui pourrait permettre aux femmes, de plus en plus nombreuses, à s’intéresser au foot, tout en respectant la spécificité en vigueur dans le pays.

Au bout du compte, ce sont 45% des personnes interrogées qui ont soutenu l’idée de consacrer des gradins aux femmes et aux familles, dans les stades. Selon eux, « il s’agirait de placer les femmes dans des gradins, séparées des hommes par des vitres teintées de façon à ce que les supportrices puissent voir et suivre les matchs, sans être vues. Ces gradins devraient néanmoins être dotés de passerelles, d’entrées et de sorties séparées des points d’accès réservés aux hommes ».

Au contraire, 49% des personnes interrogées sont complètement hostiles à l’idée que les femmes puissent assister à des matchs de football. Elles estiment qu’« il serait dangereux de reconnaître que les femmes saoudiennes s’intéressent au foot, et que ce phénomène soit d’importance pour lui trouver des solutions ». Pourtant, MediArabe.info avait noté une forte présence de supportrices saoudiennes lors de la dernière coupe du Golfe (Gulf-18) en janvier dernier.

Parmi les opposants catégoriques à la présence de la femme dans les stades figurent aussi ceux qui pensent que « la femme ne doit pas avoir le droit d’aller au stade, sous quelque forme que ce soit. Cette question est à bannir complètement pour éviter les dérives ». D’autres encore soulignent que « l’intérêt que porte la femme pour le foot n’a rien de sportif, mais il s’agit de suivre des joueurs à titre individuel et personnel. Ceci est le début de la décadence sociale », rappellent-ils pour justifier leur opposition.

Parmi les opposants figurent aussi ceux qui rappellent que « les joueurs ne peuvent pas garantir que les supportrices ne voient pas les parties intimes de leur corps, notamment en cas de chute pendant la compétition. Ceci constituera alors un appel au vice ». Cette catégorie d’opposants soutient que « le rôle de la femme se limite à sa maison qu’elle ne doit pas quitter, en attendant le retour de son mari ».

Une dernière catégorie (6%) soutient l’idée de construire des stades réservés aux familles, donc excluant les hommes célibataires, à l’instar des centres de loisirs pour familles.

Le sondage réalisé par « Al Watan » a porté sur un échantillon de 300 personnes représentatives des deux sexes et de toutes les catégories socioprofessionnelles, âgées entre 17 et 65 ans.

 

 

 

 

 

 

 

Belles de balles - les femmes se la jouent foot !

Les Suissesses et la balle: SC Luwin contre SV Seebach.
Légende photo: Les Suissesses et la balle: SC Luwin contre SV Seebach. (Keystone)

 

 

 

Le nombre de femmes jouant au football a triplé au cours des cinq dernières années, le foot perdant ainsi son statut de discipline pour «mâles dominants».

La chercheuse Marianne Meier explique pourquoi et comment les attitudes ont changé, permettant aux femmes de réellement intégrer le milieu du football.

Marianne Meier joue au football et a écrit un livre sur le football féminin. De par sa fonction au sein de la Swiss Academy for Development (SAD), elle participe à la promotion du football féminin dans les pays en voie de développement.

swissinfo: De quand date le changement de perception du football féminin en Suisse?

Marianne Meier: Pour répondre à cette question, le mieux est encore de se fier aux chiffres. En 2003, 8000 femmes pratiquaient le football en Suisse. Cette année, on n'en dénombre pas moins de 20'000!

La reconnaissance et l'intégration complète des femmes et des jeunes filles par l'Association suisse de football (ASF) ont grandement contribué au changement de mentalité. Le football féminin est devenu quelque chose de «normal». Désormais, le football s'adresse aussi bien aux garçons qu'aux filles.

Durant les huit à dix dernières années, de nombreux stades de football au également modifié fortement leur offre au niveau du confort (sièges, nourriture ou toilettes pour dames) afin d'accueillir au mieux les supportrices. A Berne par exemple, une «journée des femmes» permet aux femmes d'assister à une rencontre des Young Boys pour la somme de 10 francs.

Marianne Meier, experte ès foot.
Marianne Meier, experte ès foot.   (sad.ch)

swissinfo: Comment le regard des femmes influence-t-il le football et comment celles-ci suivent-elles les matches?

MM.: Le football devient de plus en plus commercial, visible, plus présentable et respectable. Il ne s'agit plus d'une activité purement masculine du dimanche après-midi. Les joueurs ne sont plus uniquement perçus comme des athlètes, mais ils prennent pour certains une dimension «people» à l'image des pop stars. Ces développements permettent aujourd'hui au football d'avoir une audience plus large.

Plus l'événement sera important, et plus le nombre de femmes vont se rendre au stade ou le suivre à la télévision. Lors des rencontres de championnat nationaux, le nombre de femmes dans les stades est inférieur. Mais elles composent, en règle générale, près de 30% des supporters.

swissinfo: Y a-t-il une «part féminine» du football?

MM.: C'est un peu comme pour le tennis où le sport pratiqué par des hommes est beaucoup plus puissant. Mais en tennis, bien des fans préfèrent la version féminine en raison de la créativité, de la technique, de la tactique et des changements plus fréquents.

Le football féminin s'est développé au cours des ans. Si vous comparez les premiers Championnats du monde féminin de 1991 à celui de l'an dernier, il ne s'agit plus de la même compétition: le jeu est plus rapide, plus technique et les tactiques sont désormais très sophistiquées.

swissifo: Ces changements vont-ils amener plus de public dans les stades pour les matches de football féminin?

MM.: L'attention des médias et des spectateurs n'est bien évidemment pas comparable à ce qui existe pour les hommes. Pour l'instant, seuls les membres des familles des joueuses et quelques amis viennent aux matches, en Suisse.

En Allemagne, où les joueuses sont championnes du monde, les choses sont déjà différentes. Elles attirent du monde au stade, sont reconnues dans la rue et les médias relaient les informations. Le football féminin est de plus en plus visible et accepté. Les stéréotypes tombent, le phénomène est nouveau.

swissinfo: Cela est-il possible en Suisse?

MM.: Je sens qu'il existe un réel potentiel pour la Coupe du monde en Allemagne en 2011. Le Mondial de 2006 permet au pays de posséder une grande expérience en matière de marketing et de promotion. J'espère que cet événement va servir de catalyseur aux autres pays.

En Suisse, il y a désormais des camps d'entraînement organisés pour des jeunes filles de 13/14 ans à Huttwil dans l'Oberland bernois. Je suis certaine que la formation mise en place va porter ses fruits d'ici quelques années. Il faut simplement se montrer patient.

Interview swissinfo, Matthew Allen
(Traduction et adaptation: Mathias Froidevaux)